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#6.

#6.

____Avez-vous déjà eu ce sentiment de plénitude ? D'être bien sur terre ferme, mais de partir loin quand même ? Comme si votre c½ur c'était soudainement arrêter ? C'était mon cas, mais j'allais bien. J'allais même très bien.

____Oui tout ça, simplement en voyant quelqu'un. Etrange non ? En tout cas pour moi ça l'était. Mégane souriait, riait... Elle était si belle ! Elle était...

____Stop. Une main se posa sur mon épaule. Le rêve c'est arrêter. Quand je me suis retournée, prête a bien faire sentir a la personne qui venait de me déranger que ça ne m'avait pas plus du tout, je vis que c'étais A. Elle ne paraissait pas heureuse. Enfin... Son visage avait perdu tout sentiment. Elle était de marbre, en tout cas, c'est comme cela qu'elle m'apparaissait. Et là, j'ai compris.

____J'ai compris que je ne l'aimais plus.

____Que tout ce que nous avions enduré, que tout ces derniers évènements, avaient finalement réduit a néant notre relation. Elle n'était pas prête pour une relation, en tout cas pour une relation homosexuelle. Et je n'étais pas prête à me cacher, ou à continuer dans cette direction.

____Je devais lui en parler, mais je ne me sentais pas prête. Les mots ne s'alignaient pas, je ne voyais pas de phrase concrète a lui dire. Je ne voulais pas la blesser, malgré tout ce qu'elle avait pu me faire, mais je ne voulais pas non plus lui laisser croire qu'il pourrait se passer quelque chose entre nous. Je n'en pouvais plus, et ne voulais plus revivre la même chose.

____La cloche sonna une seconde fois. Certains avaient encore une heure de cour, moi j'avais fini. Je regardai vers Mégane, elle n'était plus là. Etait-elle sortit ? Ou était-elle en cour ?
____Je n'eu aucune réponse ce jour la.

____Environs deux heures plus tard, j'étais enfin chez moi. Comme à mon habitude, je jetai mon sac dans un coin de ma chambre, alluma la chaine hi-fi, et écoutait de la musique à m'en casser les timpans. Sauf que, au lieu de me planter devant l'ordinateur, je me suis jetée sur mon lit. (Ce n'est pas mieux, me direz-vous !) Je repensais. A tout. A Mégane. Oui, a Mégane surtout. Elle était partout, dans le moindre coin de mon esprit. Dans chaque particule de mon corps, dans chaque seconde de chaque minute.

____Et moi j'étais la, allongée sur un nuage fait de bois et de coton.

____Et puis, j'eu se besoin d'écrire. J'arrachais rapidement une feuille d'un cahier prit au hasard, attrapa un crayon, et ecrivis.

____Je crois qu'aucune personne ne m'avait tant inspiré. Comme si elle était là, à mon oreille et me soufflait des mots. Des vers, des métaphores. Les mots se suivaient et parfois n'avaient plus de sens. Seule quand la phrase était finie, seul quand mon c½ur ralentit, quand la fatigue m'emporta, et seulement a se moment la, je me tue.

____Dans un dernier souffle d'énergie, je relus tout. En me relisant, j'avais cette impression de m'être moi-même inconnue.


Phtography by Thomas Kierst *
# Posté le dimanche 30 septembre 2007 11:45
Modifié le jeudi 21 février 2008 14:34

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