____Pensez-vous que j'en avais oublié Mégane ? Eh Non ! A présent que ma conscience ne me tapait plus sur le moral a cause d'A., je me livrais a la recherche de la belle aux yeux verts comme si je jouais à un jeu. Mon c½ur battait de plus en plus vite, a chaque mètre carré de cour parcourut sans la voir. J'hésitais entre arborer un énorme sourire, ou éclater de rire. Allez savoir pourquoi... `Puis là, moment d'euphorie. Elle était à moins de vingt mètre devant moi.
____Son eternel sourire graver sur le visage.
____Le reste de la journée ce déroula comme celle d'avant. Je cherchais son regard, sa présence n' importe où. A n'importe qu'elle moment. J'imaginais l'inimaginable. J'espérais que le temps soit plus court en cours, et plus long durant les pauses. Je priais le ciel pour que tout s'arrête à chaque regard lancé dans une direction se rapprochant de la mienne.
Les jours se ressemblaient, mais étaient, dans un sens, tous si différents.
Mes gestes se répétaient, et je la connaissais de plus en plus.
Mes amis avaient découvert son existence, et ne comprenait pas ce flash, cette obsession qui m'enivrait de joie.
____Un jour par hasard, je la vis à l'arrêt du bus de la ville. Comment n'avais-je pus remarquer plus tôt qu'elle prenait le bus tout les soirs a la même heure ? Euphorie, encore. Mon petit paradis qui se résumait à la voir ne se finissait plus après les cours. Des lors, j'attendais parfois toute l'après-midi a l'arrêt de bus, simplement pour la voir dix minutes de plus. Pour l'apercevoir, pour sentir mon c½ur s'envoler, pour aller tellement mieux, mais si mal aussi.
____Mon lit était tache d'encre, des feuilles s'éparpillaient partout, mon c½ur ne faisait qu'un avec mon esprit, mon esprit ne faisait qu'un avec ces feuilles.
Les journées se résumaient a l'espérer, la voir, l'imaginer, la regretter.
Mes nuits se résumaient a... a rien. Je ne dormais plus, ou quasiment plus. Je restais allongée la, dans le noir, réfléchissant encore et encore.
Regardant quelques fois les étoiles assez courageuses pour se montrer dans le ciel. Evasion.
____Et, le lendemain, comme toujours, je ne parlais que de Mégane. J'en étais arrivée a un point, où, je ne sais comment, j'arrivais à savoir a quel endroit elle était dans la cour sans me retourner.
- Laura, Mégane est juste...
- Derrière moi ? Je sais... Mais ne la regardez pas, elle va se douter de quelque chose, oh mon dieu ! Et si elle se doutait de quelque chose ? Olala... Et si...
____Mes amis levaient les yeux au ciel, habitués, et moi je partais dans mon délire paranoïaque, comme a chaque fois. Un peu moins d'un mois s'est écoulé ainsi. Mes notes baissaient à une allure folle.
Abandon de raison.
____Une fois, durant la pause de midi, je vis arriver Megane vers moi. Je savais qu'elle allait passer juste à coté de moi.
____« Vas-y Laura, pour une fois tu pourras la voir de près, et elle ne lèvera surement pas les yeux vers toi. Tu peux la voir dans ses moindres details. Regarde, regarde ! Elle ne le remarquera pas. Niark, niark, vil creature que tu es ! »
____Elle se rapprochait et moi, tous sourires, je la regardais. Puis, d'un coup, elle leva les yeux vers moi, et me regarda. Etonnement. Choc. Rencontre entre le vert et le brun.
« Bordel Laura, Elle te regarde, elle te regarde ! Souriiiiiiis ! Mais souris lui bordel ! Lauraaaaaa sourit lui ! Tu es une fille desesperante. SOURIS ! »
____Et la, a la place, je lui ai fais le pire regard que j'ai pu et je suis partie le plus vite possible. Apres avoir réalisée se que je venais de faire, la première chose que je fis fus...
____... Me taper la tête contre le mur.
Photography by Martin Kovalik.
