____Le soir même, courant vers la gare ou se trouve l'arret de bus, les temps noirs paraissaient loin. Renaissance. Prenant le premier bus s'offrant a mon impatience, je rentrais, balancais mon sac dans un coin, allumais la chaine hi-fi puis l'ordinateur.
____J'attendais impatiamment notre premiere conversation. Les heures deflaient devant moi sans que je ne quitte l'ecran des yeux. Obcession. Sans me lever pour aller aux toilettes, pour aller manger, pour aller faire mes devoirs, sans me lever pour vivre, je restais la. Attendant, encore et encore. Sans plus aucuns espoirs, je me levai, prete à partir. Ouvrant la porte, tout euphemisme disparut, j'entendai enfin se que j'avais attendu durant des heures : Un leger bruit indiquant une connexion. Je me precipitais a mon bureau, ecartant la chaise et m'assayant... par terre. Trop pressee, j'avais oublié de remettre le siege deriere moi. La seule personne qui pouvait se faire signaler en ce connectant c'était elle ; J'avais bloqué tout mes autres contactes par peur d'avoir un moment d'intattention et de rater sa connexion.
____Le c½ur battant, je n'osais pas lui parler. Une peur indescriptible m'assaillait le c½ur. Ouvrir cette fichue fenetre, taper sur ce fichu clavier, des choses trop simplement compliquees pour mon etat. Finalement, gestes par gestes, desamorcant la bombe qu'était devenue mon esprit, j'ouvrai a fenetre de la conversation. Tremblants, mes doigts glisserent sur le clavier tapant machinalement mais avec attention un « Salut » tres timide. Une seconde... Deux secondes... Le temps defilait devant moi, me narguant de mon impatience.
- Salut !!!
____La reponse venait d'apparaitre devant moi. Les points d'exclamations me surprenaient et me frappaient droit au ventre, me redonnant courage. Douleur joyeuse.
- Ca va ?
____Une seconde, deux secondes, trois secondes...
- Oui et toi ??
- Ca va.
____« Tu parles, je vais mieux que bien poupey ! Oulalalalalala, Laura, calme-toi ! On dirait vraiment un homme parfois. »
____Je cherchais une question quelconque à lui poser, mon regard perdu observant attentivement ma chambre, tombant sur ma basse puis sur l'ecran.
- Tu joues d'un instrument ?
____Encore une fois les secondes defilaient devant moi, et, desesperant a la premiere minute, je recus enfin une reponse.
- Oui, de la guitare et du clavier, et toi ?
- De la basse et de la batterie. Puis la flute a bec un peu avant d'avoir les cours au collège... Mais euh... Oublie ca, c'est pathetique.
____Je fixais cet ecran, comme si soudainement Mégane allait en sortir pour m'embrasser fougueusement. Ne faisant pas attention a mon coeur qui apparament commencait des travaux dans ma cage thoracique, je reflechissais, comptant les minutes.
____Sa reponse était si longue que je ne pouvais cesser de l'imaginer se tordant de rire devant son ecran, se moquant de moi. Soudain, je poussais un cri : La reponse venait d'apparaitre devant moi, et me surpris a un point monstrueux.
- Cool ! Ca te dirais de faire de la batterie dans notre groupe ? On cherche un batteur !
____Je n'ai pris que quelques cours de danse classique dans ma vie, mais je me levais pour valser avec un cavalier totalement invisible, hurlant de joie. Même si elle demandait sans doute a chaque batteur qu'elle croisait, je ne pouvais m'empecher de pousser d'enormes cris, les bras en l'air. Mais je stoppais ce jeu vulgaire rapidement. Je ne pouvais accepter, j'avais déjà un groupe, aussi nul et inexistant pouvait-il être, c'était le seul qui me rattachait encore a une vie sociale. Durant ma folle exitation, je n'avais pas vu le second envoie de Mégane qui m'enfoncais dans une tristesse si rapidement que j'avais l'impression d'être un yo-yo.
- Je suis desolee, mais je dois y aller ! A plus !
____Elle apparaissait déjà comme etant hors-ligne, mais je ne pouvais me resoudre à laisser un blanc.
- On verra... a plus...
____J'attendais impatiamment notre premiere conversation. Les heures deflaient devant moi sans que je ne quitte l'ecran des yeux. Obcession. Sans me lever pour aller aux toilettes, pour aller manger, pour aller faire mes devoirs, sans me lever pour vivre, je restais la. Attendant, encore et encore. Sans plus aucuns espoirs, je me levai, prete à partir. Ouvrant la porte, tout euphemisme disparut, j'entendai enfin se que j'avais attendu durant des heures : Un leger bruit indiquant une connexion. Je me precipitais a mon bureau, ecartant la chaise et m'assayant... par terre. Trop pressee, j'avais oublié de remettre le siege deriere moi. La seule personne qui pouvait se faire signaler en ce connectant c'était elle ; J'avais bloqué tout mes autres contactes par peur d'avoir un moment d'intattention et de rater sa connexion.
____Le c½ur battant, je n'osais pas lui parler. Une peur indescriptible m'assaillait le c½ur. Ouvrir cette fichue fenetre, taper sur ce fichu clavier, des choses trop simplement compliquees pour mon etat. Finalement, gestes par gestes, desamorcant la bombe qu'était devenue mon esprit, j'ouvrai a fenetre de la conversation. Tremblants, mes doigts glisserent sur le clavier tapant machinalement mais avec attention un « Salut » tres timide. Une seconde... Deux secondes... Le temps defilait devant moi, me narguant de mon impatience.
- Salut !!!
____La reponse venait d'apparaitre devant moi. Les points d'exclamations me surprenaient et me frappaient droit au ventre, me redonnant courage. Douleur joyeuse.
- Ca va ?
____Une seconde, deux secondes, trois secondes...
- Oui et toi ??
- Ca va.
____« Tu parles, je vais mieux que bien poupey ! Oulalalalalala, Laura, calme-toi ! On dirait vraiment un homme parfois. »
____Je cherchais une question quelconque à lui poser, mon regard perdu observant attentivement ma chambre, tombant sur ma basse puis sur l'ecran.
- Tu joues d'un instrument ?
____Encore une fois les secondes defilaient devant moi, et, desesperant a la premiere minute, je recus enfin une reponse.
- Oui, de la guitare et du clavier, et toi ?
- De la basse et de la batterie. Puis la flute a bec un peu avant d'avoir les cours au collège... Mais euh... Oublie ca, c'est pathetique.
____Je fixais cet ecran, comme si soudainement Mégane allait en sortir pour m'embrasser fougueusement. Ne faisant pas attention a mon coeur qui apparament commencait des travaux dans ma cage thoracique, je reflechissais, comptant les minutes.
____Sa reponse était si longue que je ne pouvais cesser de l'imaginer se tordant de rire devant son ecran, se moquant de moi. Soudain, je poussais un cri : La reponse venait d'apparaitre devant moi, et me surpris a un point monstrueux.
- Cool ! Ca te dirais de faire de la batterie dans notre groupe ? On cherche un batteur !
____Je n'ai pris que quelques cours de danse classique dans ma vie, mais je me levais pour valser avec un cavalier totalement invisible, hurlant de joie. Même si elle demandait sans doute a chaque batteur qu'elle croisait, je ne pouvais m'empecher de pousser d'enormes cris, les bras en l'air. Mais je stoppais ce jeu vulgaire rapidement. Je ne pouvais accepter, j'avais déjà un groupe, aussi nul et inexistant pouvait-il être, c'était le seul qui me rattachait encore a une vie sociale. Durant ma folle exitation, je n'avais pas vu le second envoie de Mégane qui m'enfoncais dans une tristesse si rapidement que j'avais l'impression d'être un yo-yo.
- Je suis desolee, mais je dois y aller ! A plus !
____Elle apparaissait déjà comme etant hors-ligne, mais je ne pouvais me resoudre à laisser un blanc.
- On verra... a plus...
Source Inconnue.


